C'est un fait, la densité de la fréquence des furieuses soirée ne décroît pas, et pourtant, magicsoir n'avance plus. Flemme ? manque de temps ? Sûrement, car si l'envie est bien présente, elle ne se manifeste visiblement pas sur ce blog. C'est pourquoi, et pour une autre raison, nous refaisons notre apparition, et pour quel événement !
Il m'aura fallu un énergique réveillez-vous du duo rike/tiken, pour m'y mettre, mais là c'est décidé, j'attaque la bête.
Cette histoire commence lundi 19 Mars, enfin nan, l'Histoire commence bien avant, mais celle-ci, qui n'est qu'un épisode de cette Histoire avec un grand H, commence donc ce lundi, où, rentrant d'une habituelle journée de cours, je reçois un message de Chloé qui, me passe le bonjour, et qui me signale, au passage, quelle fête son anniversaire le samedi 24 dans sa "grande maison". Revenant tout juste d'un week end en Provence, cette déclaration fait remonter en moi quelques relents d'anis, de thym, et tout simplement de soleil, qui me pousse à cette folie "on vient !".
Le soir même, j'estime judicieux d'informer "on", qu'il part avec moi, soit tous les furieux dont la perspective de cette virée dans le sud enthousiasmerait.
C'est donc près de 10 jours plus tard qu'en compagnie de Justine, Matthieu et Evan j'embarque à 18h20 dans le TGV 6127, direction Marseille St Charles.
A peine partis, nous décidons de notre mettre en osmose avec notre périple, et c'est dons naturellement que j'ouvre la première bouteille de pastis, et se sont bien quatre verres que je remplis de cette provençale boisson anisée. Commence alors la première valse des photos touristes, et la Justinattitude s'empare de nous lorsque, gorgés de pastis, nous nous amusons à nous faire tourner ce que nous appellerons l'oreillette. Ecoutant du reggae ( français ?), nous ne voyons pas le temps passer, et nous arrivons, joyeusement ronds, à Marseille.
Ayant préalablement pris connaissance de la démarche à suivre afin de se rendre dans cette petit bourgade communément appelée Simiane-Collongue. Nous établissons alors l'ordre de bataille : pendant que Justine et Matthieu se chargent de préparer de quoi nous remplir les bronches à notre arrivée, j'emporte le plombar pour aller acheter les places du car. Ayant perdu toute notion du temps, il faut le secours d'honorables gens, pour nous informer que le prochain car part dans 10 minutes, et que l'avoir relève de l'impossible puisqu'il y en a bien pour 20 minutes de queue. Le 51 nous faisant perdre toute notion de civilité, nous enjambons la barrière délimitant la queue, et, après avoir pris soin de demander à chacun s'il voyait un inconvénient au fait de se faire griller la politesse par deux gars d'la capitale, nous achetons donc nos billets, et un éclair de lucidité du plombar nous fait prendre également ceux pour le retour.
C'est donc fièrement que nous brandissons nos précieux billets à nos deux acolytes qui, embarrassés, nous apprennent qu'ils ont lamentablement échoué dans leur mission.
Le trajet du car est animé par la joyeuse Justine qui fait profiter à tous les passager de son enthousiasme, ainsi que par la crainte d'un accident, et pour laquelle j'ai la brillante idée de me protéger en mettant ma capuche.
40 Minutes plus tard, le chauffeur nous annonce que nous arrivons à destination, et c'est Chloé, la fille du pays, qui nous guide jusque chez elle. Les parents n'étant pas encore rentrés, nous décidons d'aller faire une visite nocturne du village, en profitant pour aller nous enivrer de cannabis.
De retour à la maison, nous voyons arriver la famille, avec qui nous tentons d'assurer la conversation, malgré la bouteille de pastis laissée vide dans le train.
Nous nous couchons à une heure fort raisonnable, préférant réserver nos forces pour le lendemain.
C'est donc après une (trop) courte (à mon goût) nuit que, ne parvenant plus à résister aux assourdissants ronflements du plombar, j'ouvre les yeux, et constate que Matthieu se trouve dans la même situation que moi. Après vérification de l'heure -près de 9h- nous nous levâmes prendre le petit déjeuner en compagnie de la famille Melchionne, au complet, moins Chloé qui était en cours. Ce repas convivial est l'occasion de faire connaissance du méconnu Michel, père de notre hôtesse (bien qu'hôte lui-même). Ayant décidé la veille que nous consacrerons cette journée à une virée dans la cité phocéenne, avec un car à 11h30, il nous reste près de deux heures devant nous pour faire plus découvrir –de jour- le village.
Après une exhibitionniste douche, due à l'absence de porte, pendant que Justine s'en va, en compagnie de Marie-Noël (Mano pour les intimes), la mère de notre hôtesse (bien qu'hôtesse elle-même), acheter son billet de retour, je vais en compagnie du plombar et de Matthieu faire un tour "à la colline". Une fois le coin idéal trouvé, Matthieu peut se mettre à l'½uvre, et c'est sur une vue magnifique que nous savourons ce pilon. A peine fini notre indienne, qu'il est déjà temps de rentrer nous préparer pour prendre le car.
Ma brillante idée de courir nous fait arriver en avance à la "gare routière" ( un parking muni d'un distributeur automatique de billets), et faute de monnaie nous ne pouvons en acheter, et négocions avec le chauffeur, de qui nous obtenons le droit de monter, avec la promesse d'acheter un billet une fois à Marseille. Avec une vue imprenable sur le vieux port, nous attendons Chloé, et malgré le soleil tapant (trop fort au goût de mes convictions écologistes pour un mois de mars) le vent souffle, et Matthieu commence à regretter d'avoir parlé de baignade, « Y s'dégonfle ! » lance le plombar, « Et toi, tu t'dégonfles ?» me lance-t-il, « ppfffffff, quelle question ,bien sur que non ! », on est bionique ou on ne l'est pas ! Tandis que Justine est partie squatter les toilettes d'un resto du coin, nous voyons venir de loin les cheveux verts de Chloé. L'air marin nous creusant l'appétit, nous demandons conseil à l'enfant du pays, qui nous propose un kebab « bon, et à côté », ou un autre « meilleur, mais plus loin », sportifs, nous optons, pour goûter à la bonne gastronomie turco-greco-marseillaise, bref, méditerranéenne. Pour digérer tout ça, nous empruntons le métro, direction : La Plage ! Au bord de l'eau, le vent rafraîchis encore plus une température, certes excessivement élevée pour une fin de mois de mars, mais néanmoins suffisamment basse pour décourager une baignade de quelqu'un de normal, mais pas pour un furieux.
C'est donc après une photo touriste devant une affiche publicitaire de la SNCF, faisant la promotion du trajet Paris-Marseille, que j'enfile mon maillot, et coure dans l'eau glacée. Rapidement frigorifié, je plonge la tête sous l'eau, et en sort, heureux de retrouver ma serviette. Imité par Matthieu et Justine, nous prenons des photos touristes devant un plombar encore dans l'eau. Une fois sortit nous le pressons, car il nous reste peu de temps pour ne pas avoir à racheter un billet de métro pour le retour, dont la validité est d'une heure. Nous rentrons à Simiane.
De retour à la maison, Matthieu, Evan et moi allons faire des courses pour la soirée approchant, pendant que Chloé se charge de relooker Justine, et la chargeons de la rendre méconnaissable. Après le quelques courses, nous allons fumer un spliff « à la colline ». Le plombar, qui commence à pâtir de sa trop longue baignade, s'inquiète pour la soirée arrivant, et nous en ironisons en lui prédisant qu'il va « tout faire en 1h » (Se mettre mal, mettre mal Raf, puis aller se coucher.) De retour, les premiers invités ont fait leur apparition ,et je reconnais –outre Justine, suite au cuisant échec de Chloé- Dorianne, que je n'avais pas vu depuis un an. En attendant que les parents partent, nous allons dans la chambre de sa propriétaire (^^), prendre quelques photos touristes, et écouter « l'zedou » payer ses confidences en camera cachée.
Un appel du guédro nous indique que celui-ci et Averell sont près d'arriver. Nous allons donc les chercher.
Après les présentations des nouveaux arrivant avec les parents de Chloé, ces derniers partent, libérant –Enfin !-, la maison. Nous pouvons donc entamer tranquillement la soirée, en attendant le reste des convives.
Il est maintenant près de 21h, et la plupart des invités sont arrivés, quand avec le plombar, nous décidons de passer à l'offensive, et tentons de réunir les marseillais candidats au pastis. Les quelques uns que nous avons convaincus acceptent le verre, mais pas de bouger de leur place, et me voilà donc obliger de voyager de groupe de marseillais en groupe de marseillais, pour amener les verres. Forcé de trinquer à chaque fois, je me sers verres sur verres. La substance commence à faire son effet quand Evan m'interpelle, me signalant que Raf n'a pas eu son verre. Horrifié, je pars à la recherche de ce dernier, qui était allé indiquer le chemin à des « collègues », venu en voiture de Marseille. Ne sachant ou se garer, ceux-ci me demandent de leur indiquer un parking et, faute de mots, j'embarque dans le coffre pour leur indiquer un chemin qui me semble tout a fait évident. Un quart d'heure et deux tours du village plus tard, excédé, le conducteur appelle Chloé, qui vient nous chercher, et c'est titubant sous l'effet du 51, que je rentre. Le brusque passage de la fraîcheur de la nuit, à la chaleur générée par le monde présent à l'intérieur, je commence à me sentir mal, et décidé d'aller discrètement soulager mon estomac aux toilettes, pensant résoudra ainsi mon problème. Il est moins de 22h. Une heure et des litres de « vomissures » plus tard, je suis toujours affalé sur ces toilettes, retenant difficilement la porte, que le moitié de la maison tente d'ouvrir pour savoir qui peut bien être celui qui est enfermé là depuis si longtemps (j'avais en effet pris soin de me passer un « plombar-amateur de pastis- marseillais-). Lorsque l'on parvient enfin à ouvrir cette porte, je suis aussitôt assailli de commentaires et me yeux crépitent sous l'effet des flashs incessants de ces drôles de paparazzis. Je parviens à me frayer un chemin jusqu'à notre chambre, mais constate avec affliction que le verrou qui était censé nous garantir une pièce exclusive, a sauté. Heureusement il est encore tôt, et il ne vient à personne l'idée d'aller se coucher. Je partage donc ce lit double avec Matthieu, qui a visiblement mal digéré le cubis.
Après une nuit ponctué de successions de gens venant dormis tour à tour dans les quelques recoins encore disponibles de la chambre, je me réveille, entouré d'inconnus. Pensant que la fête bat encore son plein a côté, je décide de faire mon retour, persuadé d'avoir droit à un accueil mouvementé. Bizarrement, les rares personnes encore debout n'ont pas la force de me dérouler le tapis rouge, et je me console avec un faible « ouai bionique », d'un plombar affalé sur un canapé sur lequel il peine à s'imposer, forcé de partager la place avec Dorianne. Je regarde l'heure, il est un peu moins de 6h, et c'est à l'heure ou tout le monde est couché, que je refais surface. Le p'tit guèd' va rejoindre Matthieu dans une pièce annexe au salon, pour dormir, et je me retrouve seule en compagnie d'un Hugo dont les yeux peinent à rester ouvert, d'un marseillais et d'une marseillais en pleine discussion à une table, et d'un plombar endormi sur le canapé. Ne voulant pas laisser une mauvaise trace de moi de ce week end, je m'empare de l'appareil photo de Matthieu, et me prends, frais, mettant une balle à tous ces gens mal en point. Après quelques spliffs et plusieurs litres de coca pour me maintenir éveillé, je décide de me mêler à al discussion politique qui a lieu entre les deux marseillais à la table. En pleine propagande Voyno-verte, je suis interrompu à plusieurs par un Matthieu, qui est trop fatigué pour se lever, mais assez réveillé pour me demander divers services, comme lui apporter à boire, faire chier le p'tit guèd', ou simplement le regarder emmerder ce pauvre Vincent, qui dort à ses pieds.
Plus tard dans ce qui reste l'aube pour un dimanche habituel, certains commencent à se réveiller, à partir, et nous entamons le rangement. Chloé découvre, ou plutôt redécouvre, mais cette fois en tout lucidité, la porte fracassée du bureau de sa mère ( qui nous faisais office de chambre), et les témoins désignent Vincent, qui ne dément pas. Connaissant son père, Chloé lui prévoit (8) tous le(s) (mal)heur(s) du monde (8), mais celui ci se content de lui répondre qu'il lui reste 20 euros, ce qui devrait suffire à l'amadouer.
Une fois que l'intérieur est rangé, et tout le monde est parti, nous prélassons sur les transats, profitant du soleil du midi. Vers 12h, Mano arrive, et découvre le pot aux roses. D'un tempérament plutôt calme (cool, zen, lexomil), elle se contente de manifester sa désapprobation, sans plus. Les transats étant très convoités, lorsqu'Evan se lève et quitte le sien, Vincent à la bonne, l'excellente idée de se jeter dessus, et son poids non négligeable (depuis qu'on lui dit...), fait céder un des pieds de la chaise longue. Les regards se tournent aussitôt vers lui, qui d'une mine horrifiée lâche un « Oh putain, c'est pas vrai ! ». Mano, qui était affairée dans la cuisine ne s'en aperçoit pas immédiatement, mais, voyant cette soudaine attention pour le transat, vient voir, et s'aperçoit de la chose. Je dissimule très difficilement mon fou rire, et l'entend annoncer au fautif qu'elle va « contacter ses parents ». Vincent ne sachant plus ou se mettre, nous prenons un malin plaisir à lui faire faire toutes les tâches ménagères, et c'est sans rechigner qu'il nettoie la terrasse, et, pour l'encourager, nous le faisait royalement chier, sachant qu'il n'osera pas nous le faire remarquer. Matthieu, Vincent (trop heureux de pouvoir quitter cette maison), et moi-même, allons faire des courses pour le déjeuner. Trouvant l'épicerie fermée, nous marchons en direction du « bourg »(dixit guédro), où nous trouvons une boulangerie, et, dans un élan de générosité, achète trois sandwichs. Ne voulant nous les faire squatter, nous nous dirigeons vers la « colline » pour les déguster quand, en chemin, nous apercevons un square, qui semble idéal. Après avoir mangé notre sandwich, nous décidons de le digérer avec un pilon, et une photo pour immortaliser ce qui semble être un des derniers moment de ressourcement de ce week end.
Revenus à la maison, nous rejoignons les autres + Mano, à table, tentant de dissimuler notre shrakitude, mais Evan, Hugo, Justine, Chloé, et même sûrement Mano, ne sont pas dupes, et nous dévisages avec des airs à la fois jaloux et amusés. Après ce repas, nous allons bronzer sur la terrasse pour profiter de ces derniers de rayons de soleil provençaux. Nous allons ensuite en fin d'après midi faire nos adieux à la colline, et, en revenant, nous apercevons que Michel est rentré. Nous laissons donc Vincent s'expliquer, pendant que nous observons la scène de loin, partagé entre la pitié et le fou rire. Au bout d'un quart d'heure, nous sommes convoqués à notre tour à la barre, et avons droit à un sermon d'une demi heure sur nos dérives juvéniles.
Il est ensuite temps de partir, et c'est glacialement que nous faisons nos adieux à Michel, cordialement à Mano, puis chaleureusement à Chloé et Flo-flo (sauf pour Vincent, pour qui ce week end conserve un goût amer). Nous arrivons avec deux heures d'avance à la gare de Marseille, et décidons d'aller manger un grec. Matthieu, Justine et moi étant à sec, nous tentons désespérément de réveiller la très bien cachée part de générosité qui existe en Vincent et Hugo, pour parvenir à se faire payer un grec pour trois. Après contemplé une dernier fois la cité phocéenne du haut des marches de la gare, surplombant la ville, nous prenons le train, et après trois heures d'un triste voyage, arrivons à Paris Gare de Lyon.
Nous prenons le métro, et je quitte mes camarades du week end (et bien plus) à Nation.
Merci Chloé et merci mes furieux !
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